A contretemps by J.W

Déluré

Me voici, Humain dans son dénudement le plus complet. Je détisse le fil de l’égo, j’avance en simplicité. En objectivité je jette derrière moi les prétentions, Les ambitions délétères. J’avance avec ceux qui me restent, Avec leurs envies et leur respect. Leur dimension est mienne,[…]

demain

Demain

Demain, Lorsque je serai à l’heure des fous, Dans le plus dur des tourments, Dans la plus grave de mes guerres, Demain, Lorsque mon cœur sera sur le point de rompre, Que je verrai la nuit s’abattre, Quand le vide deviendra immense, Un trou béant[…]

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les Quatre

Des visions de nos esprits, Où se mêlent l’image de votre monde au vocable de nos imaginaires, Où force et douceur créent les collisions intemporelles de nos inintelligibles raisons, bombardées en vos consciences. Nous sommes les Quatre, Et, plus que tout, nous craignons l’ennui.  […]

Tuer le poète !

Chaque jour, en moi, Je tue le poète. Et chaque jour, A fleur de mots, En pluie fine de larmes, En élan d’amour inaltérable, Me dévorant au passage, Sexe, esprit et ventre… Il renaît.   Qui de nous deux parasite l’autre ? Je ne sais[…]

Célestes

Et voici nos deux corps, Célestes… Planant au-dessus de leurs désirs, Enlacés, Frissonnant encore de s’être envolé, Avant de se heurter. Ils frôlent leurs peaux, En silence, Divines caresses, Particules d’extase, A qui il ne faut pas plus de mots que d’étoiles, Pour se promettre[…]

6 décembre 2015

Ma petite Margaux, Pardonne moi ces quelques larmes au-dessus de ton berceau, pardonne-moi de prendre ma plume plutôt que la parole, pardonne mes effusions d’émotions, mes gargarismes intellectuels, mes figures de style désuètes et mes tours de passe-passe littéraires. Etre habile sur un clavier, bien[…]

By Julien Weber

Utopies quantiques

Ma mémoire est une singularité. Au-delà de l’horizon, mes plus vieux souvenirs s’effondrent, dans le noir absolu, dans le vide. Le temps les absorbe, les condense, les comprime dans des espaces que j’imagine sans fin mais encore pire : sans début. Car je ne sais pas[…]

Distillat

Attendre lentement, Que distille la tristesse, Le drame planté dans la veine. Se bousiller les oreilles, Sur des symphonies surannées, Mélodies rances de l’enfance. Comme une blessure, J’ai la langue d’un animal qui lèche, Le goût âpre du sang, La pourriture du passé, Le goût[…]

Par Julien Weber

Etre

Petit vaisseau perdu dans l’immensité noire, carlingue tremblante, 2 mm d’épaisseur et puis plus rien. Du silence. De l’espace. Du vide. Plus rien. J’avance les yeux fermés, à la seule force de mes espoirs, dans l’ombre de mes peurs et de mes hontes, guidé de[…]

Le vent se lève…

Le vent se lève, sur l’océan infini. Mon père dit que vient la tempête. Les mains autour de moi se serrent, s’agrippent au bois pourri, elles se joignent, elles prient dieu d’être miséricordieux. Mais déjà les yeux des hommes trahissent le courage, car la peur[…]

cuirasasphalte

Cuir contre asphalte

Sous ma semelle de cuir, danse l’asphalte. Mes pieds, Comme des vieux bouts de pneu, Usés, limés jusqu’à la jante, S’en vont parmi mes rêves. Vagabond sous l’avalanche des kilomètres, De routes douces en distances à la peau dure, J’enjambe le bitume et l’horizon, Je[…]

cadillac

J’appartiens au vent III

Allez, venez ! Que le diable nous emporte, Si nous trouvons l’audace de sortir nos têtes, Nous, vers de terre aux pensées singulières, Nous les drogués de la vie, Nous les paumés célestes, Prenons nos ailes pour toutes jambes, Cessons de ramper, Courons à notre[…]

By Julien Weber

A vif

Vous mes mots, A qui je dois mon envol, Je vous demande une dernière fois d’imprimer cette phrase, Dans l’esprit, dans la boue, dans leur chair… Faîtes résonner vos voix au-delà de toute frontière, Atteignez les fous et l’oreille des sourds, Gravez les peaux, soyez[…]

Ô Fantomes

Ô Fantômes du passé, Que reste-t-il de vous aujourd’hui ? Vos voix comme des couteaux, Des regards toujours aussi tranchants, Des coupures qui me blessent encore… Vous m’avez appris le mal, L’injustice et le manque de justesse. Vous, votre jugement, vos sentences. Le couperet aiguisé…[…]

vodka-rouje by Julien Weber

Vodka rouJe

De cette Russie qui arpente mes veines, Je n’en connais que le contour des mots. Viens t’en dans mon coeur jouer l’Arlésienne, Moi qui t’ai toujours vu si belle sur le tableau. Que mes yeux t’imaginent en un mirage, Lorsque la Volga coule le long[…]

graindebeaute

Grain de beauté

J’ai semé les grains de ta beauté, Dans le grenier d’un souvenir, Le fruit de ta peau nue, Dans un rêve fané. Ce jour manqué, je compris, Que mes regrets, Auraient le goût de ton corps, A jamais. J.W  

Symphonie n°9

Je voudrais être un de ces ciels d’été, Lorsque le soir vient, Qu’il se teinte de rose et de mauve. Comme lui, je voudrais être la promesse d’une nuit douce, D’un parterre irisé de lointaines étoiles, Où le vent chuchote à peine, Quand la tiédeur[…]

Texte et design de Julien Weber

Route!

Tu sais Route, Je t’ai devant les yeux. Toi. Seulement toi. Toujours toi qui reste la même. Tu es belle à en crever, gorgée de sang, de soleil, Je t’ai dans la peau, toi et tes dix mille libertés. Quand je rêve, je vois tes[…]

Texte de Julien Weber

Oasis

Il est des exils qui emmènent trop loin, des voyages aux retours impossibles. Il est des horizons éteints à jamais, des ciels aux étoiles mortes qui ne guident plus. Les marcheurs s’éloignent l’un de l’autre, perdent leurs traces dans la poussière. Bientôt, le sable prend[…]

liberte

Retour sur terre

Pour le prisonnier qui cogne dans mon ventre, le sang de ses mains coule dans mes veines, Pour lui qui hurle entre mes barreaux, Sa voix s’enraye dans ma gorge. Pour lui qui désespère, seul dans sa cellule, Ses larmes perlent à mes yeux. Pour[…]

futur

Des preuves de mon futur

Futur. Quelle est cette langue au-delà de mes paroles ? Quels sont ces gestes au-delà de mes mains ? Et pourquoi mes yeux dépassent mes mots ? Pourquoi ma peau frisonne de ces rencontres ? Serai-je toujours aussi heureux au son de vos voix ?[…]

tigre-et-dentelles-2

Tigre & dentelles

Sous ma peau, le désir danse. Il est un fauve que rien apaise, Aucune parole, aucun geste, Juste la chair promesse, D’une louve et de ses tendresses. Et il tourne en rond dans sa prison de sang, Comme un tigre blanc fragile et docile, Épris[…]