Ce qu’il restera

Étrange de voir comme parfois, les mots recoupent cruellement avec la réalité. Voici un texte que j’ai écrit le 6 janvier 2015, juste la veille de… Il s’agissait d’une mise en situation dans mon futur roman mais tout de même, ça me donne froid dans le dos.

« Ô règne de tristesse. 

Lorsque vient le froid, lorsque viennent les nuits…

Et ce gel qui s’empare de l’univers,

Derrière nos murs, on l’entend crépir,

Les arbres, les feuilles, les cœurs, tout y passera.


Il ne restera que de la boue !

Froide, inerte. 

Il ne restera que son goût,

Amer dans la bouche,

Des vents sinistres et des tempêtes.

Nulle joie pour nous réchauffer,

Il nous restera la haine.


Et de l’argile sous nos pieds, naîtra,

Une armée de démons prêts à tout dévorer.

Rien ne sera à construire, juste de la cruauté.

Et l’envie tenace de mordre,

Et le désir farouche de nuire.


Une meute de cent loups aurait plus de dignité,

Une bande de milles rats aurait plus de loyauté,

Eux, ce seront des dents arrachés, des mains coupées,

Des langues brûlées, des poumons crachés.


Ne regardez pas le ciel en ces lieux,

Rien ne viendra vous sauver de ces bêtes,

Ne regarder plus, ne pleurez aucun Dieu,

Déjà vous n’avez plus d’yeux. »

J.W

7346621-11308428