Demain

demain

Demain,

Lorsque je serai à l’heure des fous,

Dans le plus dur des tourments,

Dans la plus grave de mes guerres,

Demain,

Lorsque mon cœur sera sur le point de rompre,

Que je verrai la nuit s’abattre,

Quand le vide deviendra immense,

Un trou béant qui engouffrera tout,

Demain,

Quand viendront les larmes,

Quand ma voix se brisera à force de cris…
Pourvu qu’il me reste votre image et votre feu,

Celui qui réchauffe et qui retient,

Celui qui ne consume rien des jours heureux,

Celui qui veille…

 

Pourvu que je me rappelle,

Vous, votre amour, vos rires,

Pourvu qu’à jamais vos âmes,

Planent au-dessus de mes champs de batailles.

 

Julien Weber