Froid aux yeux

Plume by Julien Weber

Le ciel est si grand,
On pourrait s’y perdre toi et moi,
Envoyer les anges balader,
Les saints, le père et toute la smala.
On pourrait voyager à dos de nuage,
En bas sur la petite terre,
Ils nous verraient même pas.

Et puis dans les vapeurs,
Moi je te dessinerai des moutons,
Des éléphants, des chiens, des lapins,
Des animaux qu’existeront que pour toi,
Allez viens ma belle, allez viens !
On irait frôler les étoiles,
On irait voir nos rêves de plus près,
S’ils vivent mieux qu’en bas.

J’accrocherai le soleil à tes yeux,
Toute cette lumière rien que pour nous deux,

Tu verras qu’on vivra,
Peut-être pas vieux,
Peut-être pas les mieux,
Mais on vivra,
Comme le vent,
Comme on voudra.

Mais viens ma belle, crois-moi,
Le ciel est à nos pieds, pour une fois…

Parce que tu sais, il est si vaste quand t’es pas là,
Parce que moi, je me cache sous terre, quand tu viens pas,
Parce que si, parce que ça, mais voilà quoi !
Tout ça sans toi, c’est pas le nirvana,

C’est juste un grand vide ou il fait trop froid.

J.W