Les reflets du silence

Reflets-silence2

Au milieu de mes décombres,
Maison de mon cœur effondrée,
Je tapisse des murs d’ombres,
De ruines pensées, vaguement égarées.

J’ai marché plus que de raison,
Dans le labyrinthe de mon passé,
J’ai brûlé le soleil à tâton,
sur ton fil, mon Ariane dénudée.

J’ai cherché ta blondeur perdue,
Dans cet après-midi où tout brillait,
Sur la chaloupe de tes hanches charnues,
Où, petit marin, je jouais au capitaine musclé.

Je me souviens de ta main audacieuse,
Tes cheveux dansaient dans la lumière,
J’ai couvert ta peau de minutes rieuses,
Mélé nos amours bohèmes avec la bruyère.

Le vent, d’un souffle menait l’orchestre,
L’Opérette de deux corps fait pour s’aimer,
J’ai croqué la nature de ton goût sucré,
Enfant de rien, je jouais avec l’éternité.

 

Julien Weber.