Oasis

Texte de Julien Weber

Il est des exils qui emmènent trop loin, des voyages aux retours impossibles. Il est des horizons éteints à jamais, des ciels aux étoiles mortes qui ne guident plus.

Les marcheurs s’éloignent l’un de l’autre, perdent leurs traces dans la poussière. Bientôt, le sable prend leurs pas, il recouvre tout, donne l’impression que rien d’autre n’a existé avant lui. Alors il se nomme désert.

Dans ses sillons, reste pourtant un vague souvenir d’une parole juste avant l’oubli, un troublant murmure qui jaillit : « Il y avait une Oasis ici… Il existait, j’en suis sûr, une Oasis ici… »

J.W