Passé à l’eau

Passé à l'eauLui qui rêve autant de liberté,
Pourquoi reste-t-il  attaché au port ?
A regarder  l’océan sans jamais naviguer
Et se demander s’il faut y croit encore…

Son voyage s’accorde au passé,
Il navigue à vue sur le fil de sa détresse.
Capitaine d’infortune au long court-circuité,
Les sirènes lui comptent les exploits de sa jeunesse.

Aujourd’hui je l’ai vu couler son propre navire,
Jeter à l’eau les moindres traces de son histoire,
Fendre à la hache l’abîme prêt à l’engloutir,
Pour confier à l’amer les déchets de sa mémoire.

Mais quelles cicatrices se cachent sous cette torture ?
A vouloir ainsi se condamner au futur,
Puissent les mers du sud le réchauffer dans leurs bras,
Quand aux larmes du souvenir, son cœur aura froid…

 

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