Poète

Poète, by Julien Weber

Toujours à bout de souffle,
Ou au bord des larmes,
Quand l’encre me colle à la peau,
Je m’écorche la plume,
à gueuler que le monde est beau.

En quête d’absolu, en rêve d’essentiel,
C’est l’alcool de vie qui coule le long de mes vers,
Doux poison distillé, perfusion d’irréel.

Certains m’envient de passer ma vie à rêver,
Tandis que je me perd en réalité,
A courir derrière, vouloir les rattraper,
Angoissé de monter dans le train-train du quotidien.

Souvent on me dit de calmer mes rengaines,
D’aller bosser, de trimer,
Comme les autres, purger ma peine,
alors je fais semblant…

Parfois, j’ai de l’or au bout des lèvres,
Mais c’est dans mon ventre que je le garde,
Comme un trésor, comme une tombe,
Comme un flingue, comme une bombe.

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