Sirène, celle qui s’attache

Sirene, celle qui s'attache

Réalisé pendant mon séjour à la résidence du Créac’h – Ouessant  •
15 – 30 septembre 2013 

 

Beauté amère, poison violent au gout de ciel,
S’emmêlent sur ta peau les caresses de ton amant.
Frôlant de ses mains la faveur de tes dentelles,
De tes reins à tes seins, un enfer au firmament.

Tu l’enlaces dans un écrin, rouge de tendresse,
Mais c’est le désir de tes courbes qui l’emprisonne.
A ta guise, consomme son corps, tu en es Maitresse,
Use de tes charmes pour qu’enfin il s’abandonne.

En exquises incertitudes, il te torture de sa main,
Tu le sais qui hésite aux frontières de la pudeur,
Est-ce le souvenir d’un amour quitté au matin ?
Alors tu éteins la lumière et déjà il se perd…

Il se perd dans le noir,
Il se perd dans vos jeux,
Il se perd de t’avoir,
Il se perd en vous deux.

Sa douce chaleur s’enivre aux lèvres de ton corps,
Prête à se noyer dans les abîmes de ton bassin,
Il voudrait remonter à la surface mais tu le retiens,
Et enfin tu le pousses dans les profondeurs.

Là, plongé dans l’océan de tes voluptés,
Aux confins des affluents de chairs et de sang,
Il te regarde, éclatante de beauté,
Lorsqu’à l’oreille tu lui murmure doucement

Oublie cet hôtel et monte avec moi au ciel,
Je suis la sirène qui fait de toi l’infidèle,
Et sacrifie ta vertu sur cet autel.

Toi qui n’éprouve jamais le doute,
De succomber à l’appel de mon chant,
Tu te croyais sur une la bonne route ?
Tu t’es perdu, pourtant…

 

J.W

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