Symphonie n°9

Je voudrais être un de ces ciels d’été,
Lorsque le soir vient,
Qu’il se teinte de rose et de mauve.
Comme lui, je voudrais être la promesse d’une nuit douce,
D’un parterre irisé de lointaines étoiles,
Où le vent chuchote à peine,
Quand la tiédeur s’efface peu à peu,
Dans cette marche pour l’aurore.

Resplendissant dès l’aube,
Je serai d’un bleu simple,
Inspiré de beauté et d’espoir,
Rien qu’une seconde,
Je deviendrai une ode,
A la joie, au soleil,
J’inonderai les terres de lumières,
Je vous donnerai mille raisons de croire,
Avant de repartir vers un nouvel orage,
Vers une nouvelle guerre.

Julien Weber